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La passion selon Saint Jean de SCHÜTZ

dimanche 10 avril 2022 - De 17h00 à 18h15

La passion selon Saint Jean de SCHÜTZ

Eglise Sainte Marie, MULHOUSE

En France, les aficionados du premier baroque connaissent bien Monteverdi l’italien mais moins Heinrich Schütz l’allemand qui obtint une bourse pour étudier en Italie, à Venise auprès de Gabrieli.

Schütz a vécu très longtemps pour son époque (1585-1672) et nous a laissé quasiment 500 œuvres de genre profane et sacré. Il s’agit de la troisième et dernière passion composée par Heinrich Schütz.

Auparavant, Schütz compose la passion selon Saint Matthieu et la Passion selon Saint-Luc. Elle est écrite pour chœur (qui représente tantôt la foule, tantôt les juifs…), évangéliste (récitant, rôle tenu par Anders Veiteberg), le rôle de Jésus (chanté par Valerio Zanolli), de Pilate, Pierre, d’une servante et d’un servant. Il faudra s’attendre dans ce programme à reconnaître beaucoup d’influence de la polyphonie italienne dans les parties de chœur, tout en écoutant la déclamation baroque dans les récitatifs, particulièrement de l’évangéliste qui structurent l’œuvre.

L’action se déroule surtout pendant ces récitatifs.  La Passion selon Saint Jean fut créée le 13 avril 1666 à Dresde dans la Schlosskirche, soit 58 ans avant la Passion selon saint Jean de Bach qui est plus longue et développée et fait appel à un grand orchestre. Schütz utilise le texte de la passion de Martin Luther (1483-1546). Après être tombée dans l’oubli, cette passion fut recréée à Bonn en 1882 par Spitta, le grand connaisseur de Bach, dans la version publiée par Arnold Mendelssohn (les parties de chœur seront accompagnées avec cette version). En 1885, le PASTEUR Smend, ami de Spitta s’engage aussi pour la redécouverte des œuvres de Schütz. LE 16 février 1890, le chœur académique chante à Strasbourg la Passion selon Saint-Jean de Schütz.

En 1893, le pasteur Smend devient professeur de théologie à Strasbourg et peut continuer à faire redécouvrir les œuvres de Schütz. Pendant ce temps, Spitta continue la publication des œuvres et meurt peu aprèS. Ces passions de Schütz contiennent moins d’éclats et de brillance que celles de Bach mais beaucoup d’intériorité, elles nous transportent dans un autre espace-temps, lorsque la musique protestante naissait, toute encore imprégnée de la réforme. Nous fêtons cette année les 140 ans de la redécouverte de cette passion selon Saint Jean de Schütz !

Renseignements complémentaires : ste.marie.ecv@gmail.com
sainte-marie-mulhouse.fr
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 Prix : Libre - Plateau

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